20 juillet 2008
Quel fouilli!
Ouf ! Après un petit voyage de presque 18h, nous voila arrivés à Delhi.
Comment décrire cette ville? Au premier abord, on peut se sentir
agressé : des voitures partout partout, dans tous les sens, des klaxons
tout le temps, des gaz d'échappements qui chauffent un air frolant les
36°C. Pourtant,
malgré tout ce bazar, je me sens heureux d'arriver enfin. Un étudiant
nous prend en charge dès la sortie de l'aéroport : heureusement, une
armée de taxis plus arnaqueurs les uns que les autres nous avaient déjà
repérés.

Direction IIT Campus. Et la, le contraste est
total : un campus énorme, avec très peu de bruit, très peu de voiture,
tout beau et presque tout propre. Seules nos chambres étaient bien
crades. Les blattes encore fraichement écrasées sur le mur et les
toiles d'araignées étalées sur tout le plafond ne sont pas super
accueillant, mais après deux jours de lavage à la javel, on se sent
enfin bien. Je partage ma chambre avec Guigui, ce guignol.
Cette première semaine sur le campus n'aura pas été de trop pour venir
à bout de toute les démarches administratives qu'il restaient à faire
pour être définitivement inscrit. C'était un peu comme dans "la Maison
qui rend fou", d'Astérix.

Après s'être fait balader de bureau en bueau le premier jour, on a
réussi à intercepter la bonne personne qui nous a gentiment demandé
(avec ce mouvement de tête très caractéristique) de revenir "in half an
hour". Half an hour plus tard, plein d'espoir, nous retournons voir ce
monsieur, pour qu'enfin il enregistre nos inscriptions, mais il nous
répondit (toujours très gentiment) "Come Back Tomorrow". Relativisons,
c'est le premier jour...le lendemain, nous revoila donc revenu à son
bureau, toujours dans le même but, mais là, à notre grande surprise, il
nous sort un papier officiel sur lequel on peut lire "Réunion pour les
étudiants étrangers mercredi 23"..c'est à dire le lendemain....l'aurait
pas pu nous le dire avant? Et bin non, et c'est d'ailleurs ce qui est
souvent destabilisant.
D'ap
rès
nos expériences de la première semaine, il me semble qu'en général,
lorsque l'on demande quelque chose à un Indien, celui-ci ne répondra
seulement qu'à notre question, mais il ne prendra jamais la peine de
fournir ne serait-ce qu'un tout petit renseignement supplémentaire.
Exemple : à la recherche de vélos depuis plusieurs jours, nous avons
demandé à plusieurs étudiants s'il été possible d'acheter des vélos sur
le campus ou ses environs. Tout le monde nous a répondu non. Et
pourtant, tout le monde se balade en vélo. Le problème est que le
magasin dé vélo ne se trouve qu'à Hauz Khas Market, cad à 5min en
taxi...Ok c'est pas les environs proches, mais bon on se serait
attendu à ce qu'on nous l'indique quand même. Cela n'est bien sur
qu'une généralisation, d'autres personnes rencontrées dans la rue se
décarcassent uniquement pour rendre service, vous aident à traverser la
rue (sisi c'est pas si évident) ou à trouver votre chemin.
Cette première semaine nous aura aussi permit de découvrir les "Market"
et "Bazar", sortes de grands "Souks", mais en pas rangé du tout. Des
odeurs, des bruits permanents : bienvenue dans l'équivalent de nos
grandes surface! Chaque Market est plus ou moins spécialisés dans tell
ou tel typ
e
de marchandise. Nous avons donc parcouru plusieurs bazars et market la
première semaine pour nous acheter tous accessoires (plus ou moins )
indispensables. C'est vraiment unique et fascinant de voir tous ces
hommes courir dans tous les sens, porter, détacher, jeter, cracher,
réparer, bailler, dormir, regarder, et tout cela dans un bruit monstre.
Aucune logique n'est perceptible, et pourtant, ça marche! Hallucinant!
Finalement, après une petite semaine de présence à Delhi, je me rend
compte que je me trouve dans une ville bruyante, polluée (des km
d'embouteillage chaque jour) et étouffante (certes!), mais parsemée de
plusieurs ilots de calme, remplit de coin sympa, de
personnes super gentilles, à la vie culturelle intense et en cherchant
bien, on trouve même des endroits ou sortir le soir (ce qui n'est pas à
la mode ici). Petite chambre sur un campus tout ce qu'il y a des plus
sympa, avec des étudiants plus qu'amicaux, des emplois du temps pas
trop chargés. Bilan général : ça va être terrible...






